En nous quittant Johnny Halliday

06 - Décembre - 2017

est entré au Panthéon de la chanson

« Mon homme n’est plus ! » C’est par ces mots terribles de Laeticia Halliday que la France s’est réveillée ce matin et a appris la mort du rocker le plus célèbre du pays et de l’un des chanteurs qui a le plus vendu de disques au monde, plus de cent millions rien que dans l’Hexagone.

Evidemment depuis sa récente hospitalisation, liée à un cancer du poumon détecté il y a un peu plus d’un an, ses fans et ses admirateurs étaient suspendus à son état de santé. Ils voulaient croire au miracle car pour eux Johnny était indestructible. Malheureusement il arrive un moment ou toute résistance devient inutile et ou la mort l’emporte sur la vie, celle-ci étant d’ailleurs intimement liée à la première, l’une n’existant pas sans l’autre.

Le chanteur est mort, une légende est née

En le voyant quitter la clinique parisienne où il avait été admis voici quelques semaines en raison d’une insuffisance respiratoire on pouvait espérer une rémission de la maladie mais c’est sans compter sur la force d’anéantissement de celle-ci. Avec son décès c’est toute la France qui est en deuil car depuis son premier disque en 1960 c’est plusieurs générations de français qui se trouvent aujourd’hui orphelins de cette immense star de la chanson française. Des millions d’entre nous avons assisté un jour à l’un de ses concerts à Bercy, au Zénith, ou aux arènes de Nîmes avec ses potes des « Vieilles canailles » et possédons un, voire plusieurs vinyles ou CD de ses principaux succès enregistrés sur scène ou en studio. Aucun journaliste, de la presse écrite, de la radio ou de la télévision ne pensait devoir écrire un jour la nécrologie de Johnny que l’on croyait, voulait immortel et chacun savait d’avance que son absence serait cruellement, douloureusement ressentie à Paris jusqu’au coin le plus reculé de la province, des ados aux septuagénaires autant de personnes pour lesquelles il était une idole et auxquelles les reliaient un lien affectif indéfinissable. A cette heure certains se souviennent encore de celui qui fit les beaux jours de l’émission Salut les copains sur Europe 1 de même que les couvertures du magazine éponyme dans les années soixante. Alors en ce 6 décembre on préfère se souvenir de lui vivant, debout, affrontant un ennemi qui est demeuré insensible à son immense talent, à sa personnalité exceptionnelle, sa présence charismatique, sa voix à nulle autre pareille, sa générosité de cœur. On préfère fredonner dans sa tête certains de ses succès à jamais entré dans la postérité : « Le Pénitencier », « Que je t’aime », « l’Envie », « J’ai oublié de vivre », etc. Ses chansons se comptent par centaines et ses tubes par dizaines comme « Quelque chose de Tennessee » « Diego » « Gabrielle » « Laura » ou encore « Retiens la nuit ».

Merci pour ces moments inoubliables

A l’heure de sa disparition les français se moquent bien qu’il ait été une icône de droite, qui célébra la victoire de Sarkozy le 6 mai 2007 au Fouquet’s, ou que certains textes de ses chansons aient pu être revendiqué par la gauche. Ils ne veulent retenir de lui qu’un géant du show-biz, une « gueule » à nulle autre semblable, un interprète incomparable du rock et du blues, généreux et fidèle en amitié comme peuvent l’attester ses copains Eddy Mitchell et Jacques Dutronc. Une véritable bête de scène nous a quitté, il avait 74 ans et depuis des décennies il faisait partie du paysage, était entré dans nos familles, il va falloir se faire à l’idée comme cela fut le cas pour d’autres avant lui, je pense à Coluche, Brassens, Brel, Barbara, que désormais le monde ne sera pas tout à fait le même. Adieu l’artiste et merci pour ces moments inoubliables.

J.Y Duval

 

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