Rentrée scolaire,

08 - Septembre - 2017

l’année américaine de Paul Seguin

Il y a un an, à pareille époque, ils étaient des milliers de jeunes sarthois, garçons et filles, à se préparer pour la rentrée et à rejoindre les différents collèges et lycées du département. Pour Paul Seguin cette année 2016 allait marquer un tournant dans sa vie de lycéen.

Depuis le mois d’août en effet ce jeune changéen, passionné de football, avait embarqué à Roissy Charles de Gaulle à destination des Etats-Unis, direction un collège situé dans la localité de New Albany, dans l’Etat de l’Ohio, dans le Nord-est du pays. A l’époque nous lui avions demandé la raison de son choix : « Je souhaite découvrir une nouvelle culture et bien entendu me perfectionner en anglais or vivre dans un pays anglo-saxon durant plusieurs mois, en présence des membres de la famille d’accueil où je vais résider et d’effectuer une scolarité dans la langue de Shakespeare  est le meilleur moyen ». Certes, il ne partait pas vivre dans la jungle amazonienne mais se séparer de ses parents, de sa sœur Margot et de ses amis ne s’est pas fait sans un petit pincement au cœur. A 17 ans on a beau prétendre être un grand garçon le cœur à ses raisons que la raison ignore. Voici donc notre ado intégré peu après en 11th grade, l’équivalent de la première en France « c’était le meilleur moment pour moi car je n’avais pas d’examen à la fin de l’année et même si mon niveau d’anglais était satisfaisant m’a prof a dû signer une autorisation ».

Retrouvailles avec l’Hexagone

Aujourd’hui les étudiants sont de plus en plus nombreux à effectuer une partie de leurs études à l’étranger, en particulier grâce au programme Erasmus, mais une expérience à son âge est moins fréquente, d’où notre intérêt à en savoir davantage. Un an après son départ pour les USA, nous avons donc retrouvé Paul de retour dans l’Hexagone et nous nous sommes livrés ensemble au petit jeu des questions réponses. Un jeu auquel il s’est livré in french.

Ilatou : Aujourd’hui quel est ton niveau d’anglais après cette année passée aux States ?

Paul : De mon point de vue je parle désormais couramment la langue mais je ne suis pas réellement bilingue. Il me manque encore beaucoup de mots de vocabulaire que je compte acquérir au fil des années. Je lis assez bien la presse, quelques ouvrages mais là aussi certains mots me manquent qui vont venir avec le temps et la pratique. Quant à l’écriture, c’est plus simple et en dehors de quelques fautes inévitables de syntaxe je suis en mesure d’écrire très correctement.

Son humilité fait plaisir à voir car s’il mesure le chemin parcouru il sait qu’il lui reste encore à parfaire la technique. Lucide, il va d’ailleurs l’être tout au long de notre interview.

Ilatou : Si tu étais resté en France, combien de temps t’aurait-il fallu pour acquérir ce niveau ?

Paul : Honnêtement j’ai du mal à l’imaginer, car au collège et au lycée on nous apprend les bases de la langue mais sans pouvoir vraiment la parler couramment. Il reste la possibilité de s’améliorer en dehors des cours grâce à certaines applications mais je pense avoir fait une réelle économie de temps en me rendant sur place et je ne doute pas d’avoir un certain avantage lors du bac d’anglais.

Ilatou : Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en matière d’enseignement par rapport à l’éducation française ?

Paul : Tout est différent en Amérique, les heures de cours sont nettement moins longues, 8h à 14h 40, les profs sont beaucoup plus « cools », moins strict, et surtout le système d’enseignement fait en sorte que les élèves réussissent et n’aient pas de difficultés. Mais si les deux systèmes sont différents chacun à ses points faibles et ses points forts.

Voilà des propos qui devraient rassurer l’actuel ministre de l’E.N Jean-Michel Blanquer bien décidé à restaurer un système éducatif très éprouvé par un nombre incalculable de réformes durant ces trente dernières années.

Ilatou : Quel accueil as-tu reçu dans ton collège d’adoption outre atlantique et t’es-tu bien et rapidement adapté ?

Paul : Les débuts ont été un peu difficiles, je ne connaissais personne bien sûr, on change de classe en permanence avec des élèves différents, puis je me suis fait des amis. L’adaptation est loin cependant d’être facile et c’est un des défis que l’on doit relever sur place.

JY.D

A suivre demain : L’American life

 

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