Chasse en Sarthe

le bilan de la saison

C’est chose faite, les fusils sont remisés au râtelier, les chiens ont regagné leur chenil et le gibier pas encore consommé stocké dans les congélateurs.  En attendant la saison prochaine.

Nous avons voulu savoir quel bilan on tirait à la Fédération des chasseurs de la Sarthe de la saison 2017/2018 et qui mieux que son 2éme vice-président, Vincent Ozange pouvait répondre à nos questions. « En ce qui concerne le petit gibier la situation est plutôt stable et en ce qui concerne le lièvre la reproduction a été correcte sur nos territoires. Pour ce qui est du faisan, une espèce toujours fragile à gérer, le printemps a été heureusement propice au niveau de la météo. En revanche pour les perdreaux je confirme sa présence éphémère sur l’ensemble du département ». En clair une saison en demi-teinte conséquence d’une agriculture moderne qui ne favorise pas la reproduction naturelle du gibier. Le repeuplement pour ces espèces est donc indispensable.

Le sanglier, un nuisible, prolifère de plus en plus

Du côté des sangliers le phénomène observé depuis quelques temps déjà s’est confirmé : « On assiste à une véritable explosion en particulier dans le sud Sarthe, mais aussi dans les plaines du nord du département. On peut expliquer cet accroissement du cheptel par des cultures hivernales, comme les moutardes, entre deux phases de récolte blé et maïs qui attirent ces animaux ». Suite à un arrêté préfectoral des messages d’alerte ont même été adressés aux chasseurs afin de les sensibiliser sur l’existence de certains points noirs en particulier dans quelques massifs. Cette prolifération est en à l’origine de nombreux dégâts dans les exploitations agricoles et les chasseurs seront très certainement invités à procéder à des battues administratives au cours de l’été, donc hors-saison, afin de réduire cette population de nuisibles.

Une taxe sur les chasseurs pour aider les agriculteurs

Il faut d’ailleurs savoir que sur le coût du permis de chasse, de l’ordre de 150 euros annuel, les chasseurs s’acquittent d’une vignette d’un montant de 45 euros dont le produit est reversé intégralement aux agriculteurs pour les dédommager des dommages causés sur leurs récoltes par le gros gibier. Contrairement à une idée communément reçue les chasseurs ne sont donc pas les ennemis du monde agricole, on peut même dire doublement. D’une part en prélevant des animaux nuisibles aux cultures et d’autre part en participant financièrement aux dégâts que ceux-ci occasionnent dans less campagnes.

Quand les grands cervidés quittent le cœur des forêts

A propos des chevreuils, ceux-ci restent le premier petit cervidé prélevé en Sarthe et là aussi les conditions climatiques du printemps ont été favorables à leur reproduction. Quant aux cerfs et biches ils sont toujours bien présents dans les grands massifs et comme le souligne Vincent Ozange « On observe sur certains massifs domaniaux que les grands cervidés se délocalisent de plus en plus vers des zones réputées plus tranquilles, en périphérie des forêts. C’est une tendance impulsée depuis quelques années ».

Le comptage des grands animaux

Connaître le nombre de grands animaux, et cartographier leur présence sur les différents massifs du département, est d’ailleurs une nécessité car c’est à partir de cet état des lieux réalisés périodiquement que des plans de chasses peuvent être établis et des bracelets attribués aux groupements de chasseurs pour la saison suivante. Ceux-ci sont obligatoires afin de s’assurer que chacun respecte bien les quotas de prélèvement. Une bonne gestion est nécessaire car si les sangliers peuvent détruire des cultures des grands animaux en trop grand nombre mettent en danger le développement et la pérennité des forêts. Un juste équilibre animaux/nature est donc indispensable et ce comptage est réalisé conjointement de façon périodique par la Fédération des chasseurs et des agents de l’ONF (Office National des Forêts). Ce recensement va avoir lieu au cours des jours qui viennent.

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