Sauvons les abeilles

polinisateurs indispensables à notre écosystème

Certaines espèces d’abeilles installées depuis plus d’un million d’année sur le nord-ouest du continent européen vivent-elles leurs derniers jours ? Pesticides, espèces invasives, parasites et virus en viendront-ils à bout ? C’est à craindre et ce serait une véritable catastrophe écologique.

Celles-ci, en effet, butinent sans relâche, saison après saison, siècle après siècle les fleurs de nos campagnes assurant du même coup la reproduction d’une grande partie des fruits et légumes. Les scientifiques s’accordent à dire que si rien n’est fait ce petit polinisateur essentiel à notre écosystème pourrait avoir totalement disparu d’ici 15 ans emportant avec lui des millénaires d’adaptation génétique au climat, aux parasites et aux prédateurs.

Un nouveau modèle agro-culturel

Sauver l’abeille noire, productrice de miel, nécessite que nos campagnes retrouvent un model agro-culturel et écologique seule capable d’assurer sa préservation. Faute de quoi il faudra bientôt préparer un « musée de l’abeille » destinées à rappeler aux futures générations leur existence à jamais disparue. La création, au cœur des Cévennes, d’un écosystème favorable à la reproduction de l’abeille noire, regroupant des agriculteurs et des apiculteurs est une initiative encourageante mais insuffisante face à l’ampleur du problème.

Une protection juridique indispensable

Sauver les abeilles passe aussi, au-delà de mesures locales, sur le terrain, (reconstitution de ruchers, etc.) par l’instauration d’un bouclier juridique en faveur de la protection de certaines espèces et cela suppose notamment une action du Parlement européen car la France n’est pas le seul pays d’Europe concerné.

Une mortalité dans les ruchers en aggravation

Aujourd’hui en raison d’une mortalité de 30 à 40 % dans les ruchers les apiculteurs français sont obligés d’importer des abeilles étrangères, on est ainsi passé de 5 à 48% d’abeilles importées entre 2007 et 2012. Malheureusement ces abeilles, peu habituées à nos climats, ne sont pas aussi résistantes que les espèces locales et la solution est très imparfaite. Reconstituer une population d’’abeilles locales robustes, adaptée à la flore et aux conditions climatiques et géographiques de nos territoires est un véritable enjeu quitte pour cela à établir des sanctuaires en différents lieux. Pourquoi pas, à l’image d’autres espèces animales en voie de disparition, ne pas créer des conservatoires de protection, des réserves naturelles autant de lieux propices à leur reproduction ? Il est encore temps d’agir, avant qu’il ne soit trop tard. Et en particulier de soutenir l’association Pollinis * qui s’est engagée résolument dans ce combat. Sauver les abeilles c’est aussi un peu préserver notre avenir et celui des générations futures

info@pollinis.org

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